La souris :
D’un simple regard, la Dark Perk Ergo donne le ton. Pas de logo rétroéclairé, pas de texture clinquante : un noir mat uniforme, un revêtement soft-touch presque velouté, et une silhouette tendue par des arêtes nettes. Le design est anguleux sans être agressif, avec un assemblage précis où chaque ligne semble dictée par l’ergonomie plus que par le style.
Les clics principaux sont visuellement séparés, bien découpés, et légèrement incurvés pour guider naturellement l’index et le majeur. La molette, rainurée et sans surépaisseur, s’insère sans rupture dans cet ensemble très cohérent. L’inscription « be quiet! » gravée en discret relief sur le bouton gauche est la seule coquetterie esthétique. Le reste est fonctionnel, épuré, presque monolithique.

La forme asymétrique ne laisse aucun doute : la main droite est ici chez elle. Le galbe latéral favorise une prise naturelle en paume, tout en conservant un gabarit contenu qui permet aussi les grips en claw ou fingertip. Rien ne dépasse, rien n’accroche. Une vraie approche de souris compétitive, sans gras.
En face, la version Sym conserve exactement les mêmes matériaux, finitions et dimensions, mais opte pour une coque strictement ambidextre. Le profil est plus linéaire, le dos moins bombé, et la ligne générale plus neutre. Moins enveloppante, mais aussi plus polyvalente selon le style de prise. Elle s’adresse à ceux qui privilégient la réactivité digitale à la préhension enveloppante — ou aux gauchers prêts à faire une croix sur les boutons latéraux.

De profil, la Dark Perk Ergo révèle son vrai caractère. La courbe dorsale s’élève progressivement avant de plonger vers l’arrière, dessinant un appui franc pour la paume sans excès. Le galbe latéral, incliné vers la droite, épouse naturellement la forme de la main en prise paume, tout en offrant une bonne base de contrôle en claw.
Les deux boutons latéraux sont parfaitement intégrés dans la coque. Ni trop haut, ni trop bas, leur placement permet un accès intuitif du pouce sans mouvement parasite. Leur forme légèrement coudée épouse le pouce sans provoquer de surépaisseur. Aucun débord, aucune bavure : c’est propre, net, et surtout parfaitement ajusté. Leur cliquetis discret confirme la philosophie sonore de la marque.
Sur la version Sym, ce profil change subtilement. Le flanc gauche reste fonctionnellement identique — même boutons, même position — mais la coque perd ici son inclinaison ergonomique. La courbe latérale devient verticale, plus neutre, et l’arrière moins plongeant. Cela rend la souris plus agile sous les doigts pour les amateurs de fingertip, mais moins enveloppante pour les prises posées. Un compromis classique des coques ambidextres.

Sur le côté droit, la coque de la Dark Perk Ergo affiche un galbe large et lisse, sans bouton, ni renfoncement, ni texture secondaire. Une surface continue, légèrement bombée, pensée pour épouser l’annulaire et l’auriculaire sans gêne. C’est une ergonomie simple, assumée, sans effet de manche. L’absence totale d’interruption participe à la sensation de compacité et de contrôle — on n’accroche rien, on n’ajuste rien. On tient, et c’est tout.
Le soft-touch couvre uniformément toute la zone, offrant une accroche douce mais sécurisante, même sur de longues sessions. La pente latérale plus prononcée qu’à gauche marque clairement la volonté d’accompagnement de la main droite dans sa totalité. C’est cette dissymétrie qui distingue véritablement l’Ergo de la Sym : ici, la forme est pensée pour envelopper, pas pour s’adapter à tous les styles.
La version Sym, en contrepartie, présente un flanc droit identique au gauche : vertical, sans inclinaison, et — surtout — dépourvu de boutons. Ce choix facilite une prise en main interchangeable pour les gauchers, mais induit aussi une sensation plus plate sous la main. Là où l’Ergo propose un maintien passif, la Sym demande un engagement plus actif des doigts. Deux philosophies bien marquées, chacune cohérente dans son approche.

Vue de face, la Dark Perk Ergo révèle un design affûté, presque tendu vers l’avant. Les clics principaux s’étirent en pointes légèrement incurvées, séparés par une molette parfaitement centrée. Ce découpage net, géométrique, donne une forte identité visuelle tout en renforçant la perception de précision. Ici encore, chaque ligne semble répondre à une logique fonctionnelle.
La molette, large et basse, affiche un crantage régulier et un revêtement caoutchouc texturé en spirale. Elle dépasse à peine du carénage, limitant tout débordement involontaire lors de l’usage. Son axe est ferme, sans flottement perceptible, et son retour tactile précis confirme les bons retours observés en test terrain. Pas de défilement horizontal, mais une exécution verticale irréprochable.
Juste en dessous, le port USB-C est encastré avec un évidement bien calibré. La découpe permet au câble coudé fourni de venir s’imbriquer sans tirer sur la coque, un détail pensé pour préserver la glisse même en charge. L’ajustement est précis, sans jeu, et la coque reste rigide même autour du connecteur — un point parfois négligé sur les modèles ultralight.
Sur la version Sym, cet agencement est identique à l’exception du galbe périphérique plus plat. L’ensemble reste centré et parfaitement symétrique, ce qui renforce encore le positionnement ambidextre du modèle, sans perdre en qualité de finition. Que l’on choisisse l’une ou l’autre, cette face avant inspire la maîtrise et la cohérence.

Le dessous de la Dark Perk Ergo révèle une architecture sans compromis. Deux patins en PTFE pur, larges, arrondis et parfaitement biseautés, encadrent la base avec sobriété. Rien d’expérimental ici : c’est simple, éprouvé, et terriblement efficace sur tapis souple comme rigide. La glisse obtenue est directe, sans traînée parasite, portée par un poids plume parfaitement équilibré.
Au centre, le capteur PixArt PAW3950 est logé dans un berceau affleurant, cerclé d’un insert lisse pour éviter toute friction. Juste au-dessus, deux boutons physiques : un premier pour le changement de DPI à la volée, et un second pour le mode de connexion. Leur accès reste réservé aux réglages ponctuels, mais leur clic franc et leur intégration propre rassurent.

Les découpes ajourées en triangle laissent entrevoir la structure interne, typique des coques allégées. C’est un choix d’ingénierie assumé : alléger sans fragiliser. Le lettrage be quiet! est visible depuis ce point de vue, mais reste discret. À noter que cette semelle technique est rigoureusement identique sur la version Sym, à l’exception du numéro de série.
Ce dessous respire la maîtrise : pas de surcharge, pas de fragilité, une conception au service de la précision et de la vitesse. Un message clair : ici, on joue pour performer, pas pour décorer le bureau.

Branchée en USB-C, la Dark Perk Ergo ne donne pas l’impression d’avoir été pensée en mode filaire par défaut… et pourtant, l’intégration est parfaitement maîtrisée. Le câble, gainé et souple, adopte une teinte orange identitaire qui fait écho à la charte graphique de be quiet!. Il ne s’agit pas simplement d’un effet de style : ce choix permet de distinguer rapidement le périphérique dans un environnement chargé, tout en affirmant une signature visuelle propre.
Le connecteur USB-C s’insère dans un logement légèrement encastré et orienté vers le haut. Cette inclinaison n’est pas anodine. Elle permet au câble de s’éloigner naturellement du tapis sans forcer, réduisant les frottements et améliorant la liberté de mouvement, même sans bungee. Ce genre de détail est rare pour une marque qui signe ici sa toute première souris.

Sur le plan pratique, le maintien du câble est ferme, sans jeu. La courbure reste stable, preuve d’un bon équilibre entre flexibilité et rigidité. Le renfort au niveau de la gaine agit comme un anti-coude discret mais efficace.
Ce mode de fonctionnement conviendra parfaitement aux utilisateurs qui privilégient la latence zéro ou souhaitent simplement recharger la souris sans interrompre leur session.
La version Sym adopte exactement la même logique de connexion. Aucun compromis fonctionnel de ce côté-là.
On apprécie également le petit adaptateur pour s’en servir comme rallonge et rapprocher le récepteur USB. Les connexions 2.4GHz ont tendance à avoir une latence qui augmente avec la distance. En pratique, il est donc important d’avoir le récepteur le plus près possible. C’est peu documenté par les marques, mais pour réellement avoir une latence comparable à une souris filaire la distance doit être de l’ordre de 20 cm.