Montage :
Nous passons désormais au montage d’une configuration dans ce H2 Flow qui, pour rappel, est exclusivement destiné aux cartes mères au format mini-ITX ainsi qu’aux alimentations au format SFX (100 mm de profondeur) ou SFX-L (130 mm de profondeur).
Nous profitons de la présence de la C850 SFX que nous avions récemment testée pour l’installer dans ce boîtier.
Son installation s’effectue dans le compartiment principal, juste sous l’emplacement de la carte mère, en orientant la face ventilée vers la porte latérale. Le ventilateur de l’alimentation peut ainsi aspirer directement l’air extérieur à travers la grille mesh constituant le panneau inférieur.

Notre alimentation mesure 100 mm de profondeur.
On constate que l’emplacement permet également d’accueillir le format supérieur, à savoir une alimentation SFX-L de 130 mm de profondeur.
En revanche, dans ce cas précis, la bande Velcro prévue pour le rangement des câbles devient difficilement exploitable en raison de l’espace plus restreint.

L’accès totalement dégagé au bloc d’alimentation facilite grandement le branchement des différents câbles nécessaires à l’alimentation de la configuration.

Avec une alimentation au format SFX, nous pouvons exploiter la large bande Velcro afin de maintenir en place les différents câbles avant de les diriger vers le second compartiment et de les acheminer vers leurs différentes prises sur la carte mère et la carte graphique.

Sous l’emplacement de l’alimentation, directement fixée sur la base du châssis, se trouve la cage de stockage pouvant accueillir jusqu’à deux SSD.
Aucun emplacement n’est en revanche prévu pour un disque dur au format 3,5″.
L’installation des SSD se révèle simple et ne nécessite aucun outil.

Il suffit d’insérer le SSD dans l’une des deux glissières de la cage en orientant la connectique vers l’extérieur.
On pousse ensuite le SSD jusqu’au fond de la cage jusqu’à ce que le petit loquet en plastique vienne le verrouiller et le maintenir en place dans cette position.

Pour libérer le SSD, il suffit d’exercer une légère pression vers le haut sur l’extrémité de la languette en plastique, ce qui déverrouille le loquet et éjecte légèrement le SSD afin de pouvoir le retirer facilement.

Spécificité de ce H2 Flow : la présence d’un second compartiment entièrement dédié à la carte graphique.
Le boîtier peut accueillir une carte graphique pouvant atteindre jusqu’à 331 mm de longueur.

La carte graphique s’installe à la verticale, avec les sorties vidéo orientées vers la base du châssis, là où se situe le bloc composé de trois équerres d’extension.
Selon l’épaisseur de la carte, il est possible d’utiliser la totalité de ces équerres ou seulement deux d’entre elles, comme c’est le cas avec notre RTX 3060 Ti.
Le H2 Flow impose toutefois une limite concernant l’épaisseur de la carte graphique, celle-ci ne devant pas dépasser 65 mm.

L’installation de la carte graphique intervient une fois que l’on n’a plus besoin d’accéder à l’arrière du socket de la carte mère, car une fois en place, elle vient se positionner directement derrière cette dernière.
Nous avons précédemment évoqué la présence d’un riser dont le cheminement aboutit à un connecteur PCIe fixé sur la paroi arrière du châssis. La carte graphique s’installe donc en venant enclencher son connecteur PCIe dans la prise distale du riser.
NZXT a également prévu une encoche sur le montant arrière du châssis afin de pouvoir accéder au clip de verrouillage du connecteur PCIe, permettant ainsi de sécuriser le branchement ou de libérer plus facilement la carte graphique lors de son retrait.

Jusqu’ici, rien de bien sorcier : l’installation de l’alimentation, de la carte mère sur ses entretoises ainsi que de la carte graphique ne pose aucune difficulté particulière et se révèle plutôt aisée.
Dans la présentation de son H2 Flow, NZXT met en avant comme premier argument la compatibilité avec le refroidissement liquide, en indiquant que le boîtier peut accueillir un radiateur allant jusqu’à 280 mm, afin de garantir des températures optimales et des performances système stables.
Il est bien entendu possible d’opter pour un ventirad afin de refroidir le processeur.
Toutefois, la hauteur disponible dans cette zone est limitée à seulement 75 mm, ce qui restreint le choix à des modèles de type top-flow. Or, même si le support de ventilation avant peut recevoir deux ventilateurs en 120 mm ou en 140 mm, ce type de ventirad aspire principalement l’air au-dessus de lui, contrairement à un ventirad tour qui exploite bien mieux le flux d’air généré par la ventilation frontale.
La présence du panneau en verre trempé donnant sur l’emplacement de la carte mère n’arrange d’ailleurs pas les choses, en particulier si l’on choisit un ventirad top-flow proche de la limite des 75 mm disponibles.
C’est donc logiquement que NZXT met en avant la compatibilité du H2 Flow avec un AIO de 240 ou 280 mm.
L’installation du radiateur ne pose d’ailleurs pas de difficulté particulière, d’autant que le support de ventilation avant du boîtier est amovible, ce qui facilite grandement le montage.

On positionne la face arrière du support contre la face externe du radiateur, c’est-à-dire celle opposée à l’émergence des tuyaux.
La forme oblongue des points de fixation permet d’ajuster légèrement la position du radiateur de notre AIO 240, offrant ainsi un peu de latitude lors de l’installation.

Nous positionnons ensuite les ventilateurs par-dessus, venant ainsi prendre en sandwich le support de ventilation entre le radiateur et les ventilateurs.

Il ne reste plus qu’à refixer le support sur le châssis. Les quatre vis restent solidaires de la structure en acier, ce qui évite de les égarer lors des différentes étapes du montage.
Autre point intéressant : l’aspect symétrique du support permet de ne pas se soucier de l’orientation haut/bas du radiateur. Il suffit simplement d’inverser le sens du support pour positionner l’émergence des tuyaux soit en haut, soit en bas du boîtier.

C’est à ce moment que les premières difficultés apparaissent.
Si le boîtier se distingue par sa hauteur, il reste en revanche relativement peu profond avec seulement 263 mm. Cette contrainte dimensionnelle va surtout influencer le positionnement des tuyaux du radiateur.
En pratique, une seule orientation du radiateur s’avère réellement viable : celle avec les tuyaux dirigés vers le haut du boîtier.
Dans la configuration inverse, le plateau de la carte mère — positionné quasiment au centre de la largeur du châssis — vient gêner le passage du tuyau situé du côté du compartiment secondaire. Cela impose alors une courbure très marquée, proche des 90°, immédiatement à la sortie du radiateur, ce qui n’est ni idéal pour l’installation ni pour le cheminement des tuyaux.

L’espace situé au-dessus du plateau de la carte mère permet heureusement de ne pas gêner le passage de ce tuyau.
Toutefois, la longueur des tuyaux, combinée à la proximité du radiateur par rapport à la carte mère et à la faible profondeur du compartiment principal vis-à-vis du panneau en verre trempé, finit par imposer un seul cheminement réellement viable à l’intérieur de ce compartiment.
Pour nous en assurer, il a d’ailleurs fallu vérifier ce point directement sur la page de présentation du H2 Flow — et non dans le manuel — en observant les différentes photos du boîtier avec une configuration installée.
(Capture d’écran issue de la vidéo de présentation du H2 Flow.)

Il convient donc de faire passer les tuyaux le long de la grille sur laquelle sont installés les deux ventilateurs du H2 Flow. On comprend alors mieux la présence de cette structure en forme de grille : elle limite tout risque d’interaction entre les tuyaux de l’AIO et les pales des ventilateurs situés dans la partie supérieure du boîtier.
Les tuyaux décrivent ensuite une large boucle en longeant la paroi arrière avant de venir rejoindre la pompe.
Dans l’exemple présenté par NZXT (ci-dessus), les tuyaux arrivent sur la partie basse du corps de la pompe.
Dans notre cas, le système de fixation de la pompe de notre AIO — reposant sur deux points — impose une orientation spécifique sur une plateforme AMD, avec les tuyaux positionnés soit à droite, soit à gauche du bloc.
Dans tous les cas, l’opération demande quelques contorsions pour parvenir à positionner correctement les tuyaux, et nous a valu au passage quelques sueurs lors de l’installation.

L’AIO étant désormais installé, avec la pompe correctement positionnée sur le processeur et des tuyaux bien maintenus sans gêner la fermeture du panneau en verre trempé, nous pouvons terminer l’assemblage de la configuration en procédant au branchement des différents câbles.
On constate toutefois que les câbles issus du bloc d’alimentation viennent inévitablement s’appuyer, à un moment ou à un autre, contre le radiateur de notre AIO. L’espace disponible reste en effet assez restreint, et peut l’être encore davantage selon la largeur de la carte graphique installée.

La présence de ces câbles devant le radiateur n’est d’ailleurs pas idéale pour la circulation de l’air au sein du boîtier et complique légèrement le travail des deux ventilateurs installés dans la partie supérieure, dont le rôle est d’évacuer l’air chauffé par les composants.
Le processeur tire néanmoins parti de la position des ventilateurs de l’AIO en façade, qui puisent directement l’air frais provenant de l’extérieur.

La carte graphique bénéficie également d’un apport d’air direct, sa face ventilée se retrouvant positionnée juste en face de la grille mesh de la porte latérale opposée.

Le caractère facilement amovible des différents panneaux du H2 Flow facilite grandement le montage de la configuration.
Leur remise en place sur le châssis s’effectue tout aussi simplement. Nous commençons par repositionner la façade, suivie du panneau supérieur, puis de la porte latérale opposée.

Une dernière vérification des branchements au niveau du bloc d’alimentation et du stockage avant de remettre en place le panneau inférieur en mesh de la porte latérale principale.

Nous terminons enfin par la remise en place du panneau en verre trempé.

La carte graphique étant installée à la verticale, tête en bas, il suffit de connecter le ou les câbles vidéo en les faisant passer sous le boîtier afin de rejoindre les sorties situées à la base du châssis.

Nous ne procéderons pas aux traditionnelles mesures de températures et de nuisances sonores pour ce H2 Flow.
En effet, notre plateforme de test actuelle repose sur une carte mère au format ATX et nous ne disposons pas d’un modèle mini-ITX compatible avec notre protocole habituel. La conception très spécifique de ce boîtier ne permettant l’installation que d’une carte mère mini-ITX, il ne nous a donc pas été possible de reproduire nos conditions de test standardisées.
L’objectif de cet article s’est donc concentré sur l’analyse de la conception du flux d’air et des contraintes d’intégration propres à ce format particulièrement compact.
