Les tests :

Config de test :
Instruments utilisés :
- Multimètre numérique (UT61E+) : Mesure tension 12 V et tension 5 V au centième près (0.01 V)
- Wattmètre secteur 16 A (Voltcraft SEM6500) : Mesure puissance absorbée, tension secteur, PF (facteur de puissance)
- Thermomètre double sonde (Voltcraft PL-120-T2) : Mesure ΔT (air ambiant / air sortant du bloc)
- Tachymètre digital (Victor DM6234P+) : Mesure de la vitesse de rotation du ventilateur
Points de mesure :
- Tension 12 V et 5 V : relevée au multimètre directement sur la prise du câble PCIe (tension 12 V) et sur la prise d’un câble Molex (tension 5 V).
- Puissance absorbée (P_in) : lecture directe sur le wattmètre.
- Facteur de puissance (PF) : lecture directe sur le wattmètre.
- Températures du bloc : température ambiante mesurée à proximité immédiate de la configuration et température de l’alimentation prise directement au niveau de la grille arrière du bloc.
Ces deux relevés nous permettent ensuite de retranscrire les résultats sous forme de ΔT, c’est-à-dire : Température de sortie – Température ambiante.
- Vitesse de rotation du ventilateur : relevée par le tachymètre digital.
Séquence de tests :
- Idle 10 min : Système au repos sur bureau Windows.
- CPU seul – 20 min : OCCT CPU.
- Test Combiné CPU+GPU – 20 min : OCCT CPU + 3DMark Steel Nomad en boucle simultanément.
Charge CPU + GPU réaliste et soutenue, typique d’un scénario mixte (jeu / production).
- Stress PSU extrême – 15 min : OCCT Power.
Exigences ATX 3.1 :
La norme ATX 3.1 fixe des contraintes strictes quant à la stabilité des tensions délivrées par les différents rails de l’alimentation.
La régulation doit rester dans une marge maximale de ±5 % autour de la valeur nominale.
Concrètement, cela impose :
- une tension 12 V maintenue entre 11,40 V et 12,60 V,
- une tension 5 V comprise entre 4,75 V et 5,25 V,
- une tension 3,3 V située entre 3,135 V et 3,465 V.
Au-delà des valeurs moyennes, la norme encadre également l’ondulation résiduelle (Ripple), c’est-à-dire les variations haute fréquence superposées à la tension continue.
Ces oscillations sont mesurées en millivolts crête-à-crête via oscilloscope (bande passante limitée à 20 MHz).
Les limites imposées sont de jusqu’à 120 mVpp sur le rail 12 V, et jusqu’à 50 mVpp sur les rails 5 V et 3,3 V.
À noter que nous ne réalisons pas la mesure du Ripple dans notre protocole faute d’oscilloscope adapté, ce critère est donc indiqué à titre normatif.

Vitesse du ventilateur
Dans ce protocole, nous relevons la vitesse de rotation du ventilateur du bloc plutôt qu’un niveau sonore en décibels.
La raison est simple : notre configuration de test atteint un maximum d’environ 450 W d’absorption au secteur, ce qui reste insuffisant pour solliciter pleinement les alimentations de forte puissance. Sur des modèles de 850 W, 1200 W ou 1600 W, cela représente une charge trop faible pour déclencher une montée en régime significative du ventilateur — celui-ci reste souvent en mode semi-passif ou tourne à une faible vitesse pour constituer une nuisance mesurable face au bruit généré par le refroidissement CPU/GPU.
En revanche, nous pouvons relever la présence éventuelle de bruits parasites, tels que coil whine, vibrations ou claquements mécaniques, dès lors qu’ils sont perceptibles à l’oreille.

Lors de nos différentes séquences de test, le ventilateur de la Prime TX-1600 Noctua Edition ne s’est pas mis en mouvement, l’alimentation ayant fonctionné intégralement en mode passif grâce au mode hybride activé.
Cependant, comme nous l’avons vu, il est possible de désactiver ce mode hybride via le bouton situé à l’arrière du bloc.
Une fois désactivé, le ventilateur tourne alors en rotation continue, à une vitesse extrêmement faible d’environ 490 tr/min, et ce quelle que soit la charge appliquée durant nos tests.
À cette vitesse, l’alimentation demeure tout aussi silencieuse que lorsque les pales sont totalement immobiles, le bruit généré étant imperceptible à distance normale d’utilisation.
À noter que même avec le mode hybride activé, le ventilateur s’anime pendant une dizaine de secondes lors de l’allumage puis à l’extinction du PC, avant de s’immobiliser de nouveau. Ce comportement est normal et correspond à la séquence de démarrage et d’arrêt du bloc.
Température de l’alimentation

Puissance absorbée
La puissance absorbée correspond à l’énergie prélevée directement sur le secteur par l’alimentation. Il s’agit de la consommation mesurée en entrée AC, avant conversion en courant continu pour les composants. Elle intègre donc les pertes inhérentes au fonctionnement du bloc (étages de conversion, redressement, PFC, dissipation thermique…), ce qui explique qu’elle soit toujours supérieure à la puissance réellement délivrée sur les rails DC.
Dans notre protocole, cette valeur est relevée depuis un wattmètre secteur et exprimée en watts (W), mais également exprimée en pourcentage de la puissance nominale du bloc testé afin de comparer équitablement des alimentations de capacités différentes (par exemple une consommation de 320 W représente ~43 % d’une alimentation de 750 W, mais seulement ~20 % d’un modèle de 1600 W).
Enfin, cette mesure ne doit pas être confondue avec la puissance réellement fournie au PC, ni utilisée pour calculer un rendement réel, celui-ci nécessitant la mesure précise de la puissance DC délivrée — une donnée que nous ne relevons pas dans le cadre de ce protocole.


Facteur de puissance
Le facteur de puissance (PF) indique dans quelle mesure l’alimentation exploite efficacement l’énergie fournie par le secteur en limitant la puissance réactive. Plus cette valeur se rapproche de 1, plus le bloc prélève un courant « propre » et bien synchronisé avec la tension. Grâce au PFC actif, la plupart des alimentations modernes dépassent sans difficulté 0,95 à forte charge, avec des valeurs proches de 0,99 dans les conditions les plus favorables.
Cette valeur diminue toutefois lorsqu’on sollicite faiblement l’alimentation : au repos ou sur de petites charges, le circuit de correction n’est pas pleinement mobilisé, ce qui peut entraîner un PF autour de 0,60 à 0,80. Ce comportement n’est pas révélateur d’un manque d’efficacité, mais simplement d’un fonctionnement optimisé pour limiter les pertes lorsque la demande énergétique est faible.
À ne pas confondre avec le rendement, qui traduit la capacité du bloc à convertir l’énergie qu’il consomme au secteur en puissance réellement délivrée aux composants.
Il s’agit d’un rapport entre la puissance AC absorbée et la puissance DC disponible sur les rails. Un rendement de 90 %, par exemple, signifie que sur 500 W tirés au mur, 450 W sont effectivement fournis au système tandis que 50 W sont dissipés en chaleur dans l’alimentation.
Dans le cadre de nos tests, nous ne mesurons pas directement le rendement, faute d’instrumentation permettant de relever simultanément la puissance DC délivrée sur chaque rail.

Il est important de garder en tête que le facteur de puissance dépend directement du pourcentage de charge appliqué au bloc, et non de la puissance totale supportée par celui-ci.
Ainsi, une alimentation de 750 W sollicitée à 200 W sera chargée à plus de 25 %, tandis qu’un modèle de 1600 W soumis à la même charge ne dépassera pas 13 %.
Résultat : un PF plus élevé sur le modèle 750 W (ex. 0,98) et un PF plus faible sur le 1600 W (ex. 0,90) sans que cela reflète une différence de qualité. Il s’agit simplement du comportement normal du PFC actif, qui n’optimise pas pleinement la forme du courant à très faible charge.
Tension 12 V et 5 V
Afin d’évaluer la stabilité électrique du bloc, nous relevons les tensions 12 V et 5 V directement au multimètre, d’abord au repos (Idle), puis lors des différentes phases de charge.
Plutôt que d’observer uniquement la valeur absolue, nous exprimons ces écarts sous forme de pourcentage entre la tension Idle et celle mesurée en charge.


La régulation du rail +12 V est excellente, avec une déviation inférieure à 1 %.
